Mon Paradoxe

Créé par le 04 déc 2007 | Dans : Extrait de vie

Produit de la société, prise dans l’engrenage du système, mes actes sont à des années lumières de mon idéal de vie.

Ma vie:  

> Au mois de septembre, j’ai acheté une voiture, une trés jolie petite voiture « de ville » blanche.

> Il y a une semaine, j’ai fait mes courses au supermarché, prix défiants toute concurrence, choix inégalable, temps minimal. Qu’ai-je acheté? Des produits surgelés, des produits sur-emballés et des produits exotiques.

> Cette après midi,  j’ai passé un examen pour obtenir le diplôme d’expert-comptable. On nous demandait de justifier la rentabilité économique d’un projet d’investissement dans le premier dossier et de calculer le surplus de productivité global dans le deuxième dossier.

 > Il y a quelques minutes, je regardais la « Star Académie » au chaud dans mon canapé.

Mon idéal:

> Au mois de septembre, je n’ai pas acheté de voiture. La tentation était grande, mais je n’ai pas cédé. Par contre, j’ai récupéré mon vieux vélo d’étudiante. Il roule encore très bien d’ailleurs!

> Il y a une semaine, j’ai fait mes courses chez l’épicier, le boulanger et le boucher du quartier. Je me suis assurée de la provenance des produits (biologiques ou raisonnés et locals).  J’ai limité l’usage d’emballages superflus.

 > Cette après midi,  j’ai passé un examen pour obtenir le diplôme d’artisan. Les dossiers portaient sur les impacts de l’activité de l’entreprise A sur son environnement et sur les mesures à prendre pour limiter l’empreinte écologique de l’entreprise B. 

 > Il y a quelques minutes, je lisais « la Décroissance » bien au chaud sous ma couette 100% coton biologique.

Mes compromis:

> Au mois de septembre, j’ai acheté une voiture, une trés jolie petite voiture « de ville » blanche. Je ne l’utilise qu’occasionnellement pour le travail ou pour me rendre hors de la métropole. La preuve est le peu de kilométrage enregistré à aujourd’hui.

> Il y a une semaine, j’ai fait mes courses au supermarché, prix défiants toute concurrence, choix inégalable, temps minimal. Qu’ai-je acheté? Des produits surgelés, des produits sur-emballés et des produits exotiques. J’ai veillé cependant à n’acheter que des produits de saisons chou fleur, clémentines et pommes de terres. Je n’utilise plus les sacs plastiques gracieusement offerts. J’achète de plus en plus mes produits à la découpe. Les produits biologiques restent chers à mes yeux (De plus, je ne fais pas confiance aux produits bio de supermarché) et l’achat de produits locaux est compliqué compte tenu de mes disponibilités et des distances (les marchés sont en semaines et mes bras sont bien peu musclés pour réapprovisionner mon couple pour la semaine).

> Cette après midi,  j’ai passé un examen pour obtenir le diplôme d’expert-comptable. On nous demandait de justifier la rentabilité économique d’un projet d’investissement dans le premier dossier et de calculer le surplus de productivité global dans le deuxième dossier. Mon projet professionnel est bien l’expertise-comptable, métier qui je pense aidera les entreprises à évoluer dans le sens de la « décroissance ». Je fais parti des personnes qui critiquent l’objectif de croissance infinies dans un univers fini.

 > Il y a quelques minutes, je regardais la « Star Académie » au chaud dans mon canapé. Et je lis « la Décroissance ». Je m’instruit et m’interesse aux solutions existantes contre le réchauffement climatique et ses conséquences sur notre planête et sur notre espèce.   

La voie qui me conduira vers mon idéal est un chemin semé de tentations et de perversions… Malgré cela, le chemin continu…

Ivan Illych critique…

Créé par le 17 nov 2007 | Dans : Economie Solidaire

En 1973, Ivan Illich critiqua : « L’organisation de l’économie tout entière en vue du mieux être est l’obstacle majeur au bien être« .

L’économie prône la croissance comme la réponse à tous les maux de la société. Mais qu’est-ce que l’économie si ce n’est une mise en équation de la société. L’être humain vaut plus qu’une équation. L’humain est riche et complexe. Cependant, l’humain a peur et sa peur ultime est la peur de l’inconnu (la mort étant l’illustration ultime de cette peur). Pour ne plus avoir peur, il « équationne ». Il pense que trouver les inconnus de l’équation le guidera vers le bonheur. Alors il a « équationné » la société et l’équation s’appelle Economie. Plus on augmente la variable « x » (possessions), plus la fonction « y » augmente (le bonheur?). Et la société conquise par la simplicité de la démarche s’est laissé aveugler par cette théorie.

Conséquence, les médias évoquent en boucle ce message  »Il existe une maladie qui touche plus de 3 millions de personnes en France, une maladie qui peut vous empêcher de parler, de rire, de manger, de travailler, de dormir ou de vous lever le matin, une maladie qui peut vous empêcher de vivre, cette maladie, c’est la dépression. »

Une des priorités du XXI ème siècle sera de remettre à plat cette équation…

Le chemin continu…

JADDE 2007 à Lille

Créé par le 16 nov 2007 | Dans : Economie Solidaire

Hier, pour la 4ème année consécutive, ce déroulait à Lille la 4 ème Journée Annuelle du Développement Durable et de l’Entreprise.  

Ce rendez-vous annuel rassemble les acteurs du développement durable, à savoir des entreprises, des organisations et des associations.

Tout au long de la journée, des ateliers sont proposés autour d’un thème. J’ai choisi d’assister aux ateliers suivants:
> Marchés et donneurs d’ordres « Gagnez de nouveaux clients en anticipant les attenets des donneurs d’ordres »
> Le développement durable, enjeux stratégiques, facteurs de compétitivité et opportunités
> Matières premières et énergie « Quels choix économiques durables pour votre entreprise »

Qu’ils étaient beaux tous ces chefs d’entreprise ventant les bienfaits du développement durable sur leur stratégie commerciale. C’est marrant comme l’ambiance de ce congrés peut paraître fausse. Tout le monde se vente d’être partisant d’un développement durable, mais dans la mesure où leur bénéfice ne subit pas la conséquence de cette nouvelle tendance.

Ainsi, lors de ce congrés, on ne rencontre que des opportunistes: ville fière de redorer son image de marque, entreprises bénéficiant de ces nouveaux marchés que sont le recyclage, le commerce équitable, les économies d’énergie, etc… Combien de ces « acteurs » du développement durable seraient encore dans le coup si la rentabilité des projets venait à décevoir.

Vous allez me dire que je suis médisante avec ces femmes et ces hommes qui ont su faire de projets écologiques et humains des projets rentables… N’est-ce pas un espoir encourageant pour l’avenir de notre société?

Cependant, il y a bien un « caillou dans le potage ». On aura beau chercher, les projets commerciaux humains, écologiques et rentables- Ca n’existe pas!!! Et cela pour la raison suivante, la rentabilité économique est calculée à partir d’une équantion simple « Produits – Charges » et dans notre système économique actuel, les dépenses humaines et écologiques sont considérées comme des dépenses, soit des éléments ayant un impact négatif sur les produits…

 Néanmoins, le chemin ne s’arrête pas là…

Les premiers mots…

Créé par le 16 nov 2007 | Dans : Divers

Bonjour,

Je décide aujourd’hui de commencer un blog. Pourquoi?

Pour parler de moi, de mes idées et de mon chemin.
1,2,3… C’est parti…

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